J'ai passé un après-midi à regarder Sabrina travailler.
A bout de souffle.
Sa manière de travailler est très physique.
Elle se met d'attaque en prenant un pain de terre d'environ 5 kilos et le frappe contre le sol(voir ci-dessus) pour l'assouplir avant de le sculpter.
Première suée.
Ensuite,c'est parti,une espèce de lueur intense s'allume dans son regard et elle se lance dans un véritable corps à corps avec la terre.
C'est sa sensibilité qui parle,elle ne prévoit rien,ne sait pas ce qui va surgir de ses mains.
J'ai vu sur son visage passer de nombreuses expressions durant ce travail.J'ai envie de dire "combat" mais il n'y a pas d'adversaire,non plutôt une lutte pour donner vie à une œuvre.On revient très souvent à ce thème de la naissance avec les artistes.